La Petite Rockette, association prônant la réquisition citoyenne, a pour objectif d’une part d’offrir logement et atelier aux artistes et d’autre part de palier aux problèmes d’espaces auxquels sont confrontés un grand nombre de citoyens.
Ce squat d’artistes, ouvert à tous et tout particulièrement destiné à un public de quartier, entend permettre de mieux impliquer le citoyen dans la vie associative, culturelle et artistique.
La Petite Rockette met donc à disposition du plus grand nombre 3 salles polyvalentes pour des tarifs symboliques, accueille toute l’année des projets associatifs, et donne aussi accès à une quinzaine de cours hebdomadaires.
Les membres actifs du collectif, regroupent artistes en résidence, associations, professionnels, habitants du quartier… qui assurent permanences, réservations, programmation et fonctionnement au quotidien du lieu entièrement autogéré.
Tous sont désireux de dynamiser le quartier, afin que celui-ci soit chaleureux et coloré à l’image de ses résidents, qu’il véhicule les valeurs de tolérance, de solidarité et qu’il offre à chacun les moyens et les occasions de s’exprimer. La Petite Rockette est un véritable lieu de proximité à vocation culturelle.
Elle est aussi tournée vers l’action sociale hébergeant une douzaine d’artistes. D’autre part, un partenariat a été mis en place avec Médecins du Monde qui assure une permanence médicale gratuite hebdomadaire le mercredi après midi.
Les habitants du quartier semblent avoir adopté le squat et ses occupants. Beaucoup en ont déjà poussé la porte à diverses occasions : portes ouvertes chaque 1er samedi du mois, débats, vernissages toutes les quinzaines, soirée et journée à thème, réunions associatives, festival jeune public…
Toutes ces activités se veulent citoyennes, solidaires, respectueuses du voisinage, conviviales et ont pour but de resserrer les liens sociaux dans les quartiers.
Mais ce travail en devenir a pourtant été menacé par une procédure judiciaire et ce malgré les nombreux soutiens. Rappelons que dans cette affaire la cour d’appel de Paris à octroyer des délais importants au collectif (2 ans) pour son maintien dans les lieux et à condamner la politique de vacance délibérée du ministère.
Cette échéance est arrivée à son terme le 1er juin 2008. Depuis, le collectif a défendu ses activités et a demandé au ministère de trouver un accord éventuel avec la mairie centrale afin d’en finir avec la logique répressive consistant à expulser.
En 2009, la mairie de Paris est devenue propriétaire et à donner la gestion du bâtiment à la RIVP qui a proposé au collectif de signer une convention d’occupation temporaire en 2010 pour 1 an. A suivre...


